Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 10:43
Deuxième article sur l'interculturel Franco-Letton.

Ici je vais tenter de recenser tout ce qui a pu me marquer au cours de ces trois mois. Comment sommes nous, Français, perçus par les Lettons et les Russes ? Comment travailler et négocier ? Comment se comporter ?

Petit eclaircissement avant de commencer. Quand je dis Lettons et Russes, c'est effectivement car j'ai croisé pas mal de Russes en Lettonie, j'ai donc eu l'occasion de discuter avec les uns et les autres, mais aussi d'établir des différences ou des similitudes.

1 - N'arrivez pas les mains dans les poches et la tête vide !

Avant de vous parler des différences, j'aimerais vous parler de courtoisie. Bien entendu, on attendra pas d'un étranger qu'il offre des cadeaux à tout le monde. Cependant, je vous le disais dans le précédent article, il sera toujours bienvenue de votre part de vous intéresser un temps soit peu aux pays dans lesquels vous voyagez. Bouquinez un peu avant de partir, renseignez vous (lisez mon blog ).
Ce que je vous dis là prend d'ailleurs un sens assez particulier dans les pays de l'est. Tous ces pays étant fortement marqués par la culture Russe. Il est assez courant de retrouver des valeurs communes qui puissent être transposées dans les pays de la Baltique. Or, il se trouve que la France et les Français sont particulièrement bien perçus dans ces pays. Pourquoi ?

Pour bien vous expliquer de quoi il retourne, je vous propose un extrait de l'analyse interculturelle Franco-Russe que nous avons réalisé en cours (Auteurs : DE JAHAM Amaury, DIEF Sami et CALNEGRY Stanislas).
"De multiples facteurs historiques rapprochent la culture Russe de la culture Française. Par exemple, leurs cultures sont basées sur la Bible et l’Antiquité. A part quelques cas particuliers, les pratiques culturelles sont les mêmes, ce qui exclut les conflits de représentations. Historiquement, les Russes ont beaucoup emprunté au Français, tant linguistiquement que dans leur valeurs. Premier point, la langue Française est effectivement assez courante en Russie. Les Russes aiment parler Français, ils apprécient cette langue et la culture qui y est associée. Durant ces derniers siècles, Français et Russes ont vécu plusieurs guerres ou périodes de rapprochement qui ont consolidé ce lien. On cite souvent le roman-fresque de Léon Tolstoï «Guerre et paix» ou de nombreuses conversations sont écrites en français, dès la première page. Très tôt, les idées de Voltaire, Rousseau, Diderot, Montesquieu, Helvétius ont pénétré le milieu intellectuel et culturel du pays. L'impératrice Catherine la Grande, elle aussi, se passionnait non seulement pour les oeuvres des grands philosophes français mais aussi pour l’étude du français. A l’époque, les élites Russes aimaient d’ailleurs emprunter les « bonnes manières à la Française »."

Sans aller plus loin, vous comprendrez donc deux points fondamentaux :
- les Russes (et les Lettons) connaissent mieux la France que nous connaissons la Russie et la Lettonie. Notons cependant que pour beaucoup, ils n'ont que des représentations un peu vieillottes correspondant plutôt au 19eme et 20eme siècles.
Du côté Français, on m'a souvent fait des réflexions du style "tu vas dans un pays pauvre et sous développé", preuve que nous n'avons finalement que peu d'ouverture et de connaissances sur les pays de l'est (je vous rappelle que la Lettonie est dans l'UE !!).
- alors que, coté Français, on observe surtout les rapports pas toujours faciles au niveau gouvernemental, la critique démesurée et la médiatisation négative de la société Russe ou encore l'ensemble des représentations stéréotypées sur la Russie, mafia, comportement violent, alcoolisme…(encore une fois, je tiens à préciser que toutes ces représentations stéréotypées, qu'elles soient justifiables ou non, sont essentiellement le fruit d'incompréhensions entre les cultures). Il semble au contraire que, côté Russe, nous sommes presque surestimés.

En tant que Français, si vous voyagez dans ces pays et que vous prouvez votre intérêt pour la culture et l'histoire locale. Les gens vous apprécieront d'avantage (et seront de plus très flattés qu'un Français prenne la peine de s'intéresser à tout cela).

J'aimerais enfin vous citer un exemple personnel pour illustrer mes propos :
un de nos clients (un russe particulièrement énervant) s'amuse à me sortir tout un tas de références ridicules à chacune de nos rencontres. Il a l'air très passionné de "chanel number five" comme il dit si bien (et ça a l'air de lui plaire !). Pour ma part, je trouve cela tout à fait pathétique, même si ses réflexion montrent qu'il aime le côté Français, c'est la preuve qu'il a une image de la France totalement à l'ouest (ou plutôt à l'est...) de ce qu'elle est réellement (no offense for Chanel ), et qu'il ne prend même pas la peine de creuser le sujet.
Imaginez qu'à chaque fois que je le rencontre je lui dise "mafia Russe et caviar", cela serait quelque chose de particulièrement offensant pour un Russe. D'une part car je n'aurais pas pris la peine de m'intéresser à ce qu'est réellement son pays, d'autre part parce que j'en diffuserais une image négative (notons que la corruption est tout de même plus présente en Russie qu'en France... mais c'est un autre débat).

2 - "Les Lettons sont malpolis et chapardeurs, on ne peut pas travailler avec eux"

Bien loin de vouloir confirmer cette accusation (chacun se fera son propre avis), je vais ici me poser la question suivante : "qu'est ce qui fait qu'un Français puisse en arriver à une telle conclusion ?".

Comme toujours, commençons par replacer l'idée dans son contexte. La Lettonie n'a obtenu son indépendance qu'en 1990. Avant cela, le pays à connu divers périodes d'occupation (Suédoise, Allemande, Russe et j'en passe...). Durant toutes ces périodes, les Lettons ont été opprimés et il fallait sans cesse lutter contre l'autorité en place. Exemple : si un Letton voulait quelque chose, il ne fallait pas demander, il fallait le prendre, point !

Pour ce qui est du "malpolis", je dirais simplement que c'est une vision typiquement Française que de rajouter des formules de politesse à tout bout de champs, ainsi, lorsqu'on arrive dans un pays ou les notions de courtoisie, de politesse ne sont pas les mêmes, on a l'impression que les gens sont malpolis. Je préciserais enfin que, une fois qu'on a été mis en contact avec un Letton (c'est à dire une fois les présentations passées), on découvre un caractère très polis et gentil. Il n'est simplement pas dans les moeurs de dire bonjour à tout le monde et de se faire la bise. 

Ensuite, toute cette culture se retraduit aujourd'hui en entreprise par ce qu'un Français verrait comme "de la paresse", "un caractère incontrôlable", "une necessité de surveiller constamment" et j'en passe.
Les Lettons ont simplement une idée de l'autorité qui est différente de la notre. L'autorité en place n'est pas la uniquement pour organiser (comme on pourrait le voir en France) mais surtout pour contrôler et punir. C'est d'ailleurs pourquoi il ne faut pas se laisser faire.
Autre point important, le rapport aux temps et les enjeux qui s'en suivent. Un Letton fonctionne à court terme, comme je l'ai déja dit, pendant toutes ces périodes d'occupation et d'instabilité, on ne savait pas de quoi serait fait le lendemain, il fallait donc viser des objectifs à court terme.
Transposition en entreprise : un Letton pique dans la caisse (sans vouloir faire de généralités, c'est quelque chose qu'on retrouve assez souvent) sans même se soucier un instant de la pérennité de l'entreprise, ou même de savoir si il gardera son job (à noter que la Lettonie n'a pas vraiment connu le chômage jusqu'à la crise qui fait son apparition depuis 2008).

Comment réagir ?
Bien entendu, pour un Français, tout cela peut paraître particulièrement énervant, et on aimerait faire autre chose que courir après ses employés. Raisonnons autrement...
Les Lettons fonctionnent à court terme et ne comprennent pas les enjeux à long terme tels que la pérennité de l'entreprise :
- découpez le travail au maximum, représentez à vos employés les objectifs à court terme pour chaque tâches qu'ils auront à entreprendre et expliquez leur en détail les tenants et les aboutissants. Impliquez les, motivez les, montrez leur en quoi ils sont utiles et gratifiez leur travail.
Les Lettons piquent dans la caisse, je suis obligé de les punir (retrait sur le salaire) à plusieurs reprises mais ça ne fonctionne pas donc au final je les vire :
Ils piquent dans la caisse ?
- évaluez les pertes engendrée et baissez le salaire de base d'autant dès l'embauche.
- autre solution, donnez leur un objectif mensuel ("je veux un bénéfice de 1000 lats à la fin du mois", notons qu'il s'agit d'un objectif à court terme), à la fin du mois, vous aurez votre bénéfice de 1000 lats, et le reste, qu'ils auront piqué, tombera dans leurs poche quoi qu'il en soit.
- Une autre parade efficace qui se pratique beaucoup ici est de mettre quelqu'un de confiance (souvent de la famille) aux postes clefs, c'est à dire ceux ou il y'a de l'argent en jeu.

3 - La négociation

J'ai été amené à négocier aussi bien avec des Lettons qu'avec des Russes. Existe-t-il des différences entre les deux ? Vraisemblablement oui, et ce que je vais dire ici pourra aussi bien être retraduit dans la vie de tous les jours.
Lorsqu'on négocie avec un Letton, un "oui" n'est jamais un "oui" et un "non" n'est jamais un "non". Il faut toujours comprendre "oui mais" ou "non mais". En effet, les Lettons changent souvent d'avis, ils vont à droite, à gauche toujours en recherchant la meilleurs opportunité, et n'hésitant pas à vous faire faux bon si ils la trouve. Ainsi, la seule et unique façon de fixer quelque chose de façon définitive avec un Letton est de le mettre par écrit. Sans cela, ils n'hésiteront pas à renégocier sans cesse des points que vous pensiez résolus. Cela peut être pénible, d'un autre côté, vous pouvez également rentrer dans le jeu et retourner la situation à votre avantage.
A l'inverse, la négociation avec les Russes se passe différement. Alors qu'un Letton vous cédera très facilement un "oui mais", vous aurez de plus grosses difficultés à obtenir un "oui" d'un Russe. Par contre, quand vous avez le "oui", vous l'avez ! (idem pour le "non" ). En clair, la négociation est parfois plus dure, il faut savoir parler aussi fort que votre interlocuteur, il faut savoir s'imposer, sans pour autant être désagréable ou grossier. Faites attention, si on sent la moindre faille ou hésitation en vous, vous vous ferez avoir. De la même façon, si un Russe sent que vous cédez trop vite, il ne sera pas content pour autant, il risquerait surtout de se dire "comment puis je faire confiance à quelqu'un qui n'a pas de volonté". En clair, c'est un exercice très complexe, il faut savoir mesurer la situation à chaque instant.


Sur ce, je met fin à la négociation !
Vous avez maintenant ce qui me semble être les bases pour venir travailler en Lettonie.
Par Stanislas Calnegry - Communauté : ECE Bordeaux
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 10:36
Bonjour à tous,

cet article s'adressera surtout aux jeunes gens, bien que quelques petites réflexions sur le mode de vie des Lettons intéresseront également les plus âges  Je vous dirais également quelques mots sur la communauté Française à Riga.
N'étant pas un passionné (euphémisme...) des sorties culturelles style musée ou visite de la ville dans un car de touristes, il ne sera pas question ici de jouer les guides et de vous présenter les divers endroits ou vous pourrez apprendre l'histoire de Riga. Pour cela il y'a l'office de tourisme et tout un tas de petits prospectus très bien faits (ou pas). 
Pour ma part, j'ai appris bien plus sur la Lettonie en discutant avec des lettons qu'à l'office de tourisme. De plus, étant ici pour 3 mois, il m'a paru bien plus intéressant de chercher à m'intégrer pleinement au quotidien des lettons. Cela à d'ailleurs bien marché. Il m'est souvent arrivé de discuter avec des Lettons dans un bar sur les différences entre la France et la Lettonie, et à chaque fois ce fut un débat captivant.
Tout cela ne m'a bien entendu pas empêché de bouquiner avant de partir => "La Lettonie en Europe" par Pascal Orcier, je le conseille vivement à qui souhaite passer un séjour prolongé en Lettonie, vous y trouverez tout ce qu'il est important de savoir avant d'entamer une discussion avec un letton. Sachez d'ailleurs que, comme dans tous les pays, vous serez très apprécié si vous avez pris la peine de vous intéresser à l'histoire et à la culture.

Cet article parle donc de tout ce qu'on ne vous dit pas ! A préciser que pour bien comprendre cet article, il est très important d'oublier toutes vos références culturelles, ne lisez pas en tant que Français, imaginez que vous soyez né en Lettonie et qu'il n'existe donc pas d'autre point de vue.

Sans vouloir jouer sur les stéréotypes, il y'en a un qu'on ne peut démentir : dans les pays de l'est, on boit beaucoup, et surtout de la vodka. Effectivement, lorsque vous arrivez en Lettonie (et à plus forte mesure en Russie) vous remarquerez que le principal lieu de sortie, c'est le bar ! Mais aussi que de la vodka à moins de 40° d'alcool, ce n'est pas de la vodka ! Ou encore, qu'on ne passe pas une bonne soirée sans vodka...
Relativisons puisque la tendance est tout de même à la baisse, les jeunes se tournent de plus en plus vers des choses moins fortes comme la bière et, surprise, le vin fait de plus en plus d'adeptes !
Petit exemple, passez sur Kalku iela (rue principale de la vieille ville) sur les coups de minuits, il y'aura autant de monde qu'en journée (voire plus !). Le bar est donc le principal lieu de socialisation pour les lettons, autant pour les jeunes que pour les plus âgés. Et éviter ces endroits en se disant qu'il vaut mieux ne pas se mêler à la "débauche collective" serait en réalité passer à côté de tout un pan de la culture lettone.
Je me pose encore quelques questions sur le pourquoi du comment. Il faut replacer tout cela dans le contexte, outre la vodka, vous êtes ici au pays de la fête ! Pourquoi ? Les bars ferment à 4h ou 5h du matin, les commerces n'ont pas le droit de vendre de l'alcool après 22h (donc on favorise les bars, au fait je ne vous l'ai pas encore dit mais ici les grandes surfaces ferment à minuit au plus tard), et les Lettons ayant vécu sous la répression et l'occupation pendant de nombreuses années, ils sont un peu comme une bouteille de champagne qu'on vient de déboucher : ça mousse et c'est incontrôlable !

Les Lettons ont donc un côté très festif, ils sont très abordables et on entame une discution avec un Letton très facilement (plus facilement qu'en France ou chacun prefere rester dans son coin, en comparaison, on fait office de "vieux grincheux" ...). Même des sujets tels que le sexe ("oohhh" me direz vous, ben oui vous êtes Français) ne sont ici pas du tout tabous ! (ou en tout cas beaucoup moins). Si vous débarquez ici en tant que "Franco-Français et fier de l'être", à de nombreuses reprises, on vous dira "French blabla, prend plutôt un verre !".

ATTENTION , je relativise : il y'a quelques années de ça, on voyait dans les pays de l'est (particulièrement à Riga), beaucoup de "sexe tourisme". Il existait de nombreux lieux de débauche dont la majorité des Lettons avaient honte et préféraient voir disparaître (chose faite aujourd'hui).
A l'époque, il n'était pas rare de voir des groupes de touristes complètement bourrés arpentant les rues de Riga toute la nuit et manquant de respect à tout le monde. Ce qui bien entendu énervait les Lettons. A ce propos, si vous parlez Anglais avec un Letton (pas vraiment d'autre choix me direz vous), n'hésitez pas à préciser que vous êtes Français (ou Italien, apparemment ça passe bien aussi), on vous verra tout de suite d'un oeil plus amical... Bref, fête et vodka, ça ne veut pas dire qu'on peut se permettre de faire n'importe quoi. Les Lettons savent se contrôler, n'allons pas croire que c'est des fou furieux imbibés d'alcool !
Revers de la médaille, les commerçants de la vieille ville, voulant tuer ce sexe tourisme, ont fini par tuer le tourisme tout court en montant les prix de manière excessive... Dommage quand on sait qu'à l'époque, un séjour à l'hôtel pour le week end (billet d'avion compris) et deux soirées dans un bar de Riga revenait aussi cher que passer une soirée dans un bar de Londres !
Bref, responsabilité partagée, il est vrai que la Lettonie a longtemps profité (économiquement parlant) de ce sexe tourisme, et qu'il a fallu du temps avant de l'abolir, on récolte ce qu'on a semé...
Petite mise en garde pour finir, si vous souhaitez quand même vous aventurer dans un de ces lieux, il en existe encore (ils sont plus ou moins cachés). Cependant, 1 - ne consommez rien (même pas si on vous l'offre) car à la sortie c'est en moyenne 500 lats la facture (même si vous avez pris 3 verres) 2 - ne vous étonnez pas si vous finissez au poste !
Personnellement, je ne vous incite pas du tout à y'aller (et je n'y suis pas allé moi même, je vous fait simplement partager les aventures de certains étrangers que j'ai pu croiser ici).

Revenons au sujet. Ou sortir finalement ?
Dans la vieille ville sans aucuns doutes, 1 - vous ne ferez pas de mauvaises rencontres, sauf cas exceptionnel autrement dit "malchance" 2 - vous trouverez forcément un bar à votre goût, pour n'en citer que quelques uns, le "Radio bar", le "Cuba bar", "la Belle époque", "Galerija Paija" (les deux derniers sont Français) et bien entendu le bar que je suis chargé d'ouvrir et qui ouvrira en avril, à mon grand regret car je serais parti : le "Celsijs"
Vous y trouverez aussi pas mal de restaurants sympathiques, le plus fréquenté étant probablement le "Friday's". Mais il y'en a d'autres aux décors tous différents. Tout cela dans les environ de Kalku Iela comme je vous le disait avant.

Quelques photos pour illustrer le sujet, les trois premières photos sont des lieux ou vous pourrez retrouver des Français. Petit coup de pouce aux expatriés donc

Ci dessous, Galerija Paija, situé juste à côté du Cuba bar (un bar pour étudiants). Nom étrange me direz vous, en fait lorsque que le patron a ouvert le bar, il a tardé à lui donner un nom. Du coup les Lettons l'ont baptisé du même nom que la galerie d'art située au même emplacement auparavant.


La Belle époque, ou autrement baptisé le "French bar". Vous y retrouverez des Français tous les soirs. Cependant, le bar reste essentiellement tourné vers les jeunes.


Les Cadets de Gascogne, l'une des rares boulangeries qui existent à Riga en dehors de celles qu'on trouve dans les supermarchés. Vous pourrez également vous y installer, commander un café, et lire à votre guise des journaux Français, Anglais ou Lettons.


Enfin, je vous parlais des restaurants, voici le Friday's. La rue qui traverse de droite à gauche c'est donc Kalku iela.



Après il y'a les boites de nuit, là c'est plus pour danser (rien de neuf jusqu'ici). Véritable business ici que d'avoir une boite de nuit. Pour exemple, je pense que "l'Essential" doit être l'endroit le plus connu de Riga (toutes tranches d'âge confondues). En général, le principe est de faire venir un DJ réputé pour faire venir du monde qui viendra l'écouter. Je précise, en Lettonie, beaucoup de morceaux qu'on peut écouter en France sont remixés (que ce soit des tubes US d'aujourd'hui ou de la chanson Française des 80's). Certains DJs sont donc de véritables stars ici, au final, les boites de nuits et les bars sont leurs lieux de concert.


A noter également le "Nautilus", le "Kalku Varti" ou "la Rocca" (plus excentré pour ce dernier).
Bref, ces endroits sont les plus fréquentés par les Lettons, c'est donc la que vous aurez le plus de chances de faire des rencontres. Enfin, certains bars sont plutôt "réservés", exemple, n'espérez pas rentrer au "Coyoti bar", c'est réservé aux Lettons, idem pour le "Mauricius" ou encore "l'Opium" (plutôt pour les Russes, à savoir qu'entre Russes et Lettons, on ne se mélange pas trop...). Enfin "l'Opium" il est possible d'y rentrer, mais vous risquez de vous ennuyer parmi toute une troupe de Russes riches qui claquent leur fric à tours de bras.


Pourquoi ces restrictions ? Eh bien tout simplement à cause de nombreuses années de sexe tourisme comme je le disais plus haut, ou d'occupation dans le cas des Russes.
Tout cela est limite ségrégationniste me direz vous, mais toute situation a son explication, et voila comment des années de malentendus débouchent sur des extremes qui peuvent aujourd'hui être perçus comme malvenus et/ou déplacés.

Quand sortir ?
Juste pour l'anecdote. En France, LE soir ou il faut sortir c'est le samedi. En Lettonie, ça serait plutôt le vendredi soir. Et puis les Lettons sortent tard, en général vous ne trouverez pas grand monde dans les bars avant 23h. Il y'a quelques temps, les soirées commençaient plus tôt, mais depuis la crise, les Lettons préfèrent commencer les soirées chez eux puis sortir après.

Un dernier mot enfin, pour faire des rencontres, on ne pourrait mieux vous conseiller que de naviguer un peu sur le site "Draugiem" (ou "Frype" dans sa version anglaise). Il s'agit du "Facebook" Letton, je ne crois pas avoir déja parlé à un Letton qui ne soit pas sur Draugiem ! Il faut cependant y être invité par un utilisateur pour s'inscrire.

Voila, comme on dit : y'a plus qu'à ! And have fun !
Par Stanislas Calnegry - Communauté : ECE Bordeaux
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 14:27
Troisième et dernier article du guide de l'exilé. Ici, tous les petits détails utiles.

Partie 3 : in case of emergency

Lorsqu'il nous arrive un pépin dans un pays étranger, ou tout simplement lorsqu'on a besoin d'une info urgente, il ne faut pas s'affoler !

Trouver l'ambassade :
l'ambassade de France en Lettonie est située en centre ville, encore une fois, bâtiment très sympathique.

Adresse : 9, Raina bulvaris, Riga, LV-1050.

Téléphone : (371) 67036600

Télécopie : (371) 67036616

Numéro d’urgence (371) 29570623 (24h/24h)
http://www.ambafrance-lv.org/


Trouver un médecin qui parle Français :
Voici un petit tableau disponible sur le site de l'ambassade avec plusieurs médecins.
http://www.ambafrance-lv.org/IMG/doc_Medecine_en_Lett.doc
Bon ceci dit ne paniquez pas, c'est juste si vous avez besoin. Personnellement j'ai appelé un médecin une fois pour une intoxication alimentaire (j'en ai fait 2 et elles étaient méchantes...). La première au restaurant de l'hôtel la première semaine. J'avais mangé une soupe typique du pays (très bon mais indigeste !). Et la seconde au Hersburger ("qu'est ce donc ?"), le concurrent direct du Mc Donald en Lettonie. Mêmes menus, mêmes prix, même design à l'interieur, bref la copie conforme, la charte sanitaire en moins (rien qu'à voir leurs toilettes...).



Partie 4 : Avant de partir
Rien de bien spécial. Pas besoin de visa ni de permis (dans le cas du stage ou d'un semestre en université, par contre si vous voulez vous installer à long terme et travailler il faut un permis). Bref emportez simplement votre passeport ou carte d'identité (eh oui la Lettonie est dans l'UE pour ceux qui l'auraient oublié). Et contactez votre assurance pour obtenir une carte européenne d'assurance maladie.


Faites un passage chez le médecin pour vérifier que vos vaccins soient à jour. Il y'a encore des cas d'hépatite en Lettonie, rien que l'été dernier, un cuisinier peu soigneux à refilé l'hépatite à une centaine de clients (mais rassurez vous ça n'arrive pas tous les jours, et le restaurant à été fermé). Evitez aussi de boire l'eau du robinet.
Certains sites vous préviennent également contre les tiques. Ne vous affolez pas, si vous prévoyez une expédition camping en pleine campagne et forêt, ou qu'on vous a engagé comme bûcheron, oui vous pouvez aller vous faire vacciner, sinon c'est pas la peine.

La météo. Bon il fait froid en hiver mais c'est pas du - 50° non plus, prévoyez de quoi vous couvrir. Personnellement j'ai eu la chance de tomber sur un hiver très doux. Au plus bas il a fait - 20° et ça n'a duré que quelques jours (début janvier). Depuis on a varié entre le -10° et le 0°. Et en ce moment je dois dire qu'il fait meilleurs (5°). Ceci dit ce n'est pas la température qui fait le plus mal. C'est le manque de lumière. En été le jour dure très longtemps et il y'a du soleil. Mais en hiver les jours sont très raccourcis et c'est nuageux toute la journée. C'est assez épuisant moralement. Prévoyez aussi des bonnes chaussures quand la neige fond, sinon vous aurez vite les pieds mouillés.

Voila, vous avez toutes les bases pour préparer votre voyage. Plus tard je vous parlerais un peu plus des Lettons, les choses à savoir, les choses à ne pas faire...
Mais en attendant profitez du début du printemps qui je le sais fait son apparition en France, et que j'aurais le plaisir de savourer d'ici peu !!

Par Stanislas Calnegry - Communauté : ECE Bordeaux
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 13:07
Suite du petit guide de l'exilé.
Je vous parlais de toutes mes péripéties sur le voyage aller (j'appréhende le retour...). Dans cette deuxième partie, trouver un logement.

Partie 2 : Y'a de la place sous les ponts ?

Of course yes ! En hiver la Daugava est gelée, faites vous plaisir. Posez le campement, creusez un trou et péchez un saumon ! Ceci dit les quais de Riga ne sont pas du tout mis en valeur. Bref.
Depuis la France, trouver un logement sur Riga lorsqu'on a pas plus de contact que ça et que c'est la première fois, c'est mission impossible. En fait il y'a deux solutions selon vos attentes.
Pour les jeunes, naviguez un peu sur facebook, il se peut que vous finissiez par trouver des gens qui comme vous partent à l'aventure et recherchent une collocation. Sinon vous avez aussi plusieurs hôtels qui proposent des hébergements au mois pour pas trop cher (environ 120 lats par mois soit 200 € environ), avec cuisine commune et bien sur toute une petite troupe d'étudiants étrangers pour vous tenir compagnie en salle commune. Malheureusement pour moi j'ai appris ça après avoir signé mon bail !!
Le meilleurs dans le style que j'ai pu voir c'est le Viesnica Hotel. En plein centre ville juste à côté de l'opéra national.

Le Viesnica ci dessus et l'opéra ci dessous (très beau bâtiment)


Si l'hôtel ne vous plaît pas, ou que pour une longue période vous préfériez avoir un chez vous. Trouver un appartement à Riga est quelque chose de très facile, si on sait s'y prendre. Voici comment j'ai procédé.
J'ai d'abord réservé une semaine dans un hôtel pas trop cher le temps de me poser, connaître un peu mieux la ville, mon lieu de travail... puis trouver un logement. En général les chambres d'hôtel ne sont pas excessivement chères, bien sur il y'a de tout. Sur internet, vous trouverez facilement. Petit coup d'oeil quand même sur le "Reval Latvia Hotel", le plus grand, le plus beau (le plus cher !!) des hôtels à Riga. Grande tour de verre avec son armada de taxis devant l'entrée, son casino privé, son restaurant avec pianiste, son bar grand luxe...

Pour ceux que ça intéresse, la chaîne "Reval hotel" possède plusieurs hôtels sur les 3 pays baltes et propose des séjours à prix réduit Tallin - Riga - Vilnius.

Ensuite, j'ai commencé à chercher un appartement en centre ville pour 3 mois. Au début un peu perdu, j'ai cherché un peu au hasard sur internet. Je m'étais au préalable renseigné sur le prix moyen pour éviter de me faire avoir. "Environ 250 lats pour une personne en centre ville, c'est bien". J'appelle donc tout un tas de numéros trouvés sur internet. "Non à ce prix la on a rien, ça n'existe pas..." blabla systématique.
Je visite ce que je trouve de moins cher : un petit appart à peine rénové avec 3 meubles miteux pour 300 lats un peu à l'écart du centre ville. Le propriétaire me faisait presque peur, dans le style mafieux russe qu'on peut voir dans les films (et pourtant je ne me laisse pas avoir par les stéréotypes mais la...). Donc grosse désillusion, "mince, c'est donc pas si abordable que ça les appartements lettons".

Puis j'ai découvert www.dzivoklis.lv, grande révolution ! Des appartements bien placés à des prix corrects, 60 m² état neuf, avec des vrais meubles, internet, télé, machine à laver... bref tout confort.
Juste pour l'anecdote, sur pas mal d'annonces on peut lire "appartement des années 40" ou "bâtiment Stalinien".
Ne voulant pas passer par agence (tous les Français me comprendront, à 500 € les frais d'agence pour un service plus que minable une fois le bail signé...), je commence par faire les annonces de particuliers, mais rien de bien concluant.
Je me tourne donc vers l'agence "Realestate" ("immobilier" en Français, so classic). J'appelle un peu désespéré un samedi midi (je devais rendre la chambre d'hôtel le lendemain). J'obtiens un rendez vous le même jour à 18h. J'arrive au bureau, le gars très sympathique me montre comment il travail, ses prix, son réseau (très bien, c'est une grosse agence sur la Lettonie ils sont performants). Il me trouve deux appartements intéressants pour 240 lats (prix raisonnable) et me propose de visiter dans l'heure (autrement dit à 19h un samedi soir, rendez compte ?). On part donc en voiture visiter ces deux appartements conformes à la description donnée plus haut. Puis en sortant de la seconde visite l'agent me demande : "lequel vous préférez, si vous avez décidé dès maintenant j'appelle le propriétaire et puis on signe les papiers demain" (un dimanche !! rendez compte ?!?).
Enfin dernier détail qui fait encore une fois plaisir, les frais d'agence pas du tout élevés (100 lats). Location pour 3 mois seulement (pas de soucis), pas de facture EDF, pas de fiches de paie, pas de garants... La France et toutes ses formalités administratives (totalement prise de tête) a beaucoup à apprendre d'un système comme celui ci !! Vous voulez un appartement ? Signez ici et prenez les clefs.

Fin de cette deuxieme partie du petit guide du voyageur. A bientôt pour la suite !


Par Stanislas Calnegry - Communauté : ECE Bordeaux
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 12:00
Partir en Lettonie...
La première des choses à laquelle on pense : "c'est comment la bas ?". Ce qu'il y'a de fantastique avec les pays de l'est, c'est qu'a moins d'être calé en la matière ou abonné à la chaîne Planète, on y va sans vraiment savoir ce qui nous attend. Résultat on est souvent agréablement surpris.

Donc après avoir trouvé le stage sur internet "3 mois en Lettonie.... pourquoi pas !" , j'ai du me soucier de tous les détails techniques. L'avion, le logement, le budget, la météo...
Je vous propose donc un article à la fois récit et guide pratique en plusieurs parties pour qui souhaite s'exiler au pays des lettons.



Partie 1 : Euh... j'y vais à pied ou c'est desservi la bas ?

Riga n'est pas au coeur de l'Europe bien entendu. Vous ne trouverez pas un vol direct Paris-Riga tous les jours (mais il y'en a).
Comment trouver son billet ? Je suis passé par le site Opodo (www.opodo.fr). Très pratique, vous rentrez vos coordonnées de vol et le site vous propose toutes les compagnies qui proposent des vols correspondants à votre recherche.
Je choisis donc un aller retour chez Lufthansa pour 200 € si ma mémoire est bonne (prenez le billet retour de suite si vous le pouvez, ça baisse le prix).
Ce fut ma premiere erreur !! Bon ok ça n'aurait peut être pas été mieux ailleurs, je vous raconte.
Départ de Paris le 6 Janvier (souvenez vous il neigeait), l'avion décolle avec une heure et demi de retard (décollage prévu vers 8h). Comme je vous l'ai dit ce n'était pas un vol direct. On m'attendait à Francfort pour un changement direction Riga. Arrivée prévue à Riga 14h.
J'arrive donc à la bourre d'une heure et demi à Francfort et je rate ma correspondance. "Pas grave doit bien y'en avoir un autre dans la journée, je vais en profiter pour visiter Francfort ça va être cool". Je me dirige donc tout confiant vers le bureau Lufthansa le plus proche, "i'm sorry but there no other flight to Riga today". Arg, mon coeur, coincé en Allemagne, les derniers à qui c'est arrivé on a du leur livrer de la nourriture par avion.
On me redirige donc vers une sorte de bureau SAV ("c'est par la" ) un peu plus loin dans l'aéroport. Nouvelle surprise, la queue. Je m'installe dans une ligne qui me semble longue, mais en me disant "bon y'en a pour une ptite demi-heure, ils vont te caser dans un hôtel, tu vas manger gratis, tu vas te balader un peu dans la ville puis demain c'est reparti".
J'attend, j'attend j'attend, puis je réalise que la petite demi heure va durer un peu plus longtemps "peut être 1 heure ou deux". J'attend, j'attend, j'attend, pas de nourriture, mon dernier repas c'était à 6h ce matin, y'a pas de sièges, je vais m'effondrer à force de rester debout, mais ils font quoi, y'a une grève ? Ou sont mes valises ? Et l'amitié Franco-Allemande alors .... Résultat environ 4 ou 5h dans la file d'attente ("Ahrr, Frankfurteuh, du travail de pros...").
J'entends parler Franglais (Français/Anglais) derrière moi, des Canadiens. J'entame donc la discussion, ils étaient dans le même avion que moi en départ de Paris, "c'est fou ça, 3 cm de neige et l'aéroport est bloqué pendant 2 jours, à Montréal ils fermeraient tout pendant 4 mois !!"
J'arrive donc au bureau de la Lufthansa sur les coups de 16h. On m'apprend que j'ai été "rebooké" sur un vol pour Berlin vers 17h (heureusement que j'ai pas attendu une heure de plus !!), puis de Berlin vers Riga arrivée prévue 22h. "Et mes valises ?", "On les fait suivre". 
On m'offre de plates excuses et un coupon de 10 € à consommer dans l'aéroport (trop sympa...). Mais bon vu l'épuisement je me résigne, "on va pas faire de scandale, ils m'ont retenu une demi journée, ils peuvent faire plus ".
Enfin dans l'avion, presque l'heure du repas, on me sert un verre de vin blanc "enfin un peu de tendresse dans ce monde de brutes" . Arrivée à Berlin, je jette un oeil par la fenetre, une couche de pollution effrayante au dessus de la ville (malheureusement je n'ai pas de photos de cette journée).
Tout se passe tranquillement, changement d'avion, j'embarque pour la Lettonie (enfin !!) et je vois des Lettons pour la première fois de ma vie (ils sont comme nous hein, c'est juste qu'ils parlent pas pareil). Voyage sans encombres avec "Air Baltic" mais "mince alors, ils servent plus de vin à cette heure ?".

22h, aaahhh... Riga. / AAAHHH, il fait froid !!!
Mais bon j'y suis maintenant direction l'hôtel pour un repos bien mérité. Je récupère ma valise avant... .... ... .... ou est ma valise ? Pas sur le tapis roulant ?!? Je me suis trompé de tapis roulant ? Pas possible y'a qu'un seul avion qui vient d'atterrir et l'aéroport est pas grand.
Direction l'acceuil, la femme parle à peine Anglais, je suis au bord de la crise de nerfs (même si j'en ai plus la force)... "Je ne sais pas ou se trouve votre valise, laissez nous un numéro de téléphone et une adresse et dès que nous en saurons plus nous vous appellerons."
Dégoûte, je remplis donc un papier et comble de l'ironie, elle m'offre un petit sac "Air Baltic" avec un nécessaire de toilette, un T-shirt (trop grand) et une paire de chaussettes (trop moches).

Je saute dans un taxi puis je vais me coucher à l'hotel. Pour info j'ai quand même eu ma valise le lendemain, livrée à l'hotel (ouf !).

Ci-dessous un petit aperçu du trafic aérien de l'Europe vers Riga. A savoir que la plus grosse compagnie nationale est Air Baltic (pour ceux qui cherchent du boulot...).
Le scan est assez moyen, un petit trait représente 1 à 5  vols hebdomadaires, un gros trait plus de 20 vols hebdomadaires. 
Et dans le prochain épisode, le logement !








Par Stanislas Calnegry - Communauté : ECE Bordeaux
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Profil

  • Stanislas Calnegry
  • Welcome to Riga !
  • Homme
  • 20/10/1989
  • France Europe Bordeaux Lettonie Riga
  • Etudiant voyage stage Ecole de commerce
  • Etudiant à l'ECE Bordeaux. Blog rédigé lors de mon stage de janvier à avril 2009 à Riga, Lettonie.

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